Du Champ au Débat : une deuxième promotion prometteuse
Promo 2026 : Découvrez les agricultrices et agriculteurs sélectionnés pour faire entendre leur voix !
David Allaire, 36 ans
Polyculture-élevage ovin • Charente
SA FERME, son projet
Installé avec plusieurs associés et salariés sur une ferme de 115 hectares en agriculture biologique jusqu’en 2025 avec plusieurs ateliers de production (ovin lait, bovin viande, porc plein air naisseur, poules pondeuses et volailles de chair, ainsi que cultures de chanvre et de lin), il s’engage dans un nouveau projet d’installation pour la fin d’année 2026. Son nouveau projet ?
Un système agro-écologique, diversifié et autonome, ancré sur son territoire, associant élevage herbager, verger cidricole, cultures bio, transformation et vente de cidre, farine et de viandes d’agneau en circuit court.
En parallèle de sa ferme, il créée avec deux associés un centre de formation agricole qui utilisera six fermes bio – dont la sienne – comme supports pédagogiques.
Ses sujets de prédilection
Élevage ; agroécologie ; formation agricole ; renouvellement des générations.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Défendre une agriculture exigeante et cohérente, tout en apaisant le débat public sur l’agriculture ; porter une voix paysanne inscrite dans une agroécologie pratique, ancrée dans son territoire. »
Tanguy Bidaud, 41 ans
Polyculture-élevage bovin lait • Eure
Sa ferme, son projet
Située en bordure du Vexin Normand, la ferme familiale au sein de laquelle il est associé s’est développée au fil du temps et des opportunités. Son installation en 2019 lui a permis de rejoindre son épouse, elle-même installée depuis 2014 et de développer l’atelier d’élevage laitier, déjà existant.
La ferme comporte également un atelier grandes cultures pour lequel elle vient tout juste d’investir dans la robotisation, pour remplacer deux tracteurs conventionnels et réduire le poids, la compaction du sol, la pénibilité du travail. Un projet de méthanisation est en cours dans le but de valoriser les lisiers, décarboner la production laitière et améliorer l’autonomie en azote de l’exploitation.
Enfin, la ferme accueille environ 300 personnes par an dans son gîte ainsi que des classes d’élèves du primaire et des étudiants de l’école vétérinaire voisine. Elle se veut, en résumé, ouverte et diversifiée !
Ses sujets de prédilection
Polyculture-élevage ; élevage laitier ; industrie laitière ; autonomie ; transition ; transmission ; robotisation.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Témoigner sur mon expérience personnelle de transmission difficile qui nous a empêché de mener à bien de nombreuses transitions. Ce qui lui vaut aujourd’hui ce slogan : « pas de transitions sans transmissions. »
Jean Braux, 22 ans
Étudiant ingénieur agronome à l’ENSAIA • Vosges
son projet
Jean est étudiant en dernière année à l’ENSAIA (Nancy) en spécialisation «Développement durable des filières agricoles ». Son père est éleveur dans les Vosges, sur une ferme qui dispose d’un atelier de 80 vaches laitières, en traite non robotisée et de 170 hectares de cultures : prairies, céréales, oléoprotéagnieux, luzerne, maïs.
Il réfléchit à une reprise de l’exploitation familiale, avec une gestion plus extensive des différents ateliers : une ration basée davantage sur l’herbe, une optimisation du pâturage, des couverts d’inter-culture pour garder une couverture du sol, …
Avant cela et dès sa sortie de l’école, il souhaite travailler dans le conseil agricole ou le service de remplacement pour découvrir plusieurs systèmes et mieux définir le sien, en se basant sur cette expérience !
Ses sujets de prédilection
Élevage laitier ; polyculture-élevage ; pâturage ; installation.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Partager son expérience et s’enrichir de celles d’autres agricultrices et agriculteurs en matière de solutions concrètes à la transition agricole ; communiquer sur ces solutions vers le grand public… »
Christel Caparros, 43 ans
Maraîchage, arbo et poules pondeuses • Bouches-du-Rhône
Sa ferme, son projet
Sur 2 ha, située en bordure d’un petit fleuve et sa ripisylve, sa micro ferme diversifiée et autonome pratique l’éthique de la permaculture. Avec son associé, ils y cultivent sans machines en alliance avec le vivant qui les entoure. La ferme est 100% autonome grâce aux poules et chevaux en fertilisation et terreau. Ils récoltent leurs propres semences et produisent leurs plants maraîchers.
Le mode de commercialisation principal de la ferme se fait sous forme de paniers avec abonnement que les clients viennent chercher à la ferme. Les surplus sont parfois vendus aux restaurants ou épiceries et magasins bio locaux, ainsi qu’aux campeurs.
Ses sujets de prédilection
Permaculture ; autonomie ; vente directe ; agro-écologie.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Rendre visible un petit modèle robuste et le plus décarboné possible qui rend joyeux au quotidien, tout en cherchant à mieux comprendre la réalité de mes collègues producteurs et en contribuant au dialogue nécessaire sur la transition vers des modèles plus justes pour les agriculteurs, les consommateurs et le vivant. »
Pierre Cellier, 36 ans
Maraîchage • Isère
SA FERME, son projet
Ingénieur écologue de formation et non issu du milieu agricole, Pierre s’est installé en 2018 en maraîchage diversifié bio dans l’Isère, après avoir travaillé dans le milieu associatif et de la recherche en écologie et botanique.
Il commercialise ses légumes, petits fruits et produits transformés en vente directe, avec notamment un marché à la ferme qui accueille d’autres agriculteurs de son territoire.
Ses sujets de prédilection
Maraîchage ; vente directe ; dépolarisation ; consommateurs ; dialogue.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Recréer des espaces de dialogue dans un monde agricole polarisé ; dialoguer avec une grande diversité d’acteurs pour sortir de la logique d’entre-soi entre convaincus qui, bien que stimulante, limite la capacité d’écoute et d’impact ; apprendre à mieux transmettre la réalité du métier. »
Jean-David Chevallier, 36 ans
Polyculture – Élevage bovin lait • Côte-d’Or
SA FERME, son projet
Depuis 2023, Jean-David est installé avec son oncle et son cousin sur l’ancienne ferme familiale, au cœur du Pays Châtillonnais, dans un petit village très rural de la Côte-d’Or, au sein de ce que l’on appelle souvent la « diagonale du vide », dans la catégorie des « zones intermédiaires » caractérisées par des sols superficiels argilo-calcaires qui subissent de plein fouet le dérèglement climatique.
La ferme laitière, engagée dans une filière AOP, est basée sur un modèle de polyculture-élevage, auquel il croit profondément tant les interactions entre cultures, sol et troupeau y sont naturelles, cohérentes et complémentaires.
Elle produit sur 280 hectares : des cultures de ventes (blé, orge d’hiver, orge de printemps, colza) ; des cultures destinées à l’autoconsommation du troupeau (maïs, sorgho), des mélanges céréales et légumineuses pour les semences de couverts et des prairies permanentes et temporaires, dont certaines à base de luzerne.
Depuis plusieurs années, Jean-David et ses associés se sont engagés dans une transition vers l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS), afin de replacer l’agronomie au centre de nos décisions, améliorer la résilience de nos sols et renforcer l’autonomie alimentaire de notre troupeau.
Ses sujets de prédilection
Production laitière ; polyculture-élevage ; agriculture de conservation des sols ; zones intermédiaires ; organisation du travail ; revenu, installation et transmission.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Montrer l’envers du décor, partager le métier tel qu’il est vraiment, avec ses forces, ses difficultés, ses réussites et ses limites. Il souhaite expliquer ce qui fonctionne, ce qui doit évoluer et pourquoi certaines contraintes existent vraiment. »
Clémence Chevilla, 18 ans
Étudiante en BTS au lycée Brioude-Bonnefont • Haute-Loire
son projet
Non issue du milieu agricole, Clémence est étudiante en 1ère année de BTS Métiers de l’élevage au lycée agricole de Brioude-Bonnefont. Elle envisage de passer le concours vétérinaire après cette formation à l’élevage.
Elle souhaite découvrir et comprendre les systèmes et pratiques d’élevage dans leur diversité, pour se sentir plus forte dans la manière d’aborder son travail futur dans ce secteur.
Ses sujets de prédilection
Formation agricole ; élevage ; bien-être animal.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Contribuer à une meilleure communication entre le monde agricole et la société qui, parfois, semblent mal se comprendre ; tenter d’expliquer les « quiproquos » qu’il peut y avoir entre ces deux mondes ; montrer comment les pratiques d’élevage peuvent au contraire s’intégrer positivement dans le quotidien des citoyens. »
Nicolas Clair, 49 ans
Céréales, poules pondeuses, légumes • Loire
SA FERME, son projet
La ferme familiale dispose de plusieurs ateliers : un élevage de poules pondeuses en plein air, des céréales et fourrages en Agriculture Biologique et des légumes en Agriculture Biologique.
Nicolas a libéré une partie de son exploitation pour permettre l’installation d’un jeune maraîcher.
Ses sujets de prédilection
Transmission ; reconnexion entre citoyens et agriculteurs ; approche culturelle des mondes et des pratiques agricoles.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Il a rédigé et publié un manifeste intitulé « AGROSCOPIE* : manifeste d’un paysan qui ne souhaite pas qu’on lui fiche la paix » dans lequel il lance un appel à dialoguer, réfléchir et travailler collectivement sur la question culturelle du regard citoyen porté sur l’agriculture. L’objectif de ce mouvement nécessaire ? Favoriser un « réapprentissage du regard », qui permette de « mieux apprécier la beauté des paysages agricoles, mais aussi en juger les mutations, les contradictions, les souffrances ». Un réapprentissage qui dépend entièrement, selon lui, de la capacité des agriculteurs à s’ouvrir aux citoyens pour « raconter, traduire, dévoiler » leur métier. »
Meryl Cruz Mermy, 37 ans
Polyculture-élevage bovin viande • Ain
SA FERME, son projet
Méryl est installée sur une ferme de polyculture-élevage qui compte plusieurs ateliers : un atelier de cultures avec 15 espèces différentes produites, essentiellement dédiées à l’alimentation humaine ; un élevage de bovins allaitants Aubrac (activités de naisseur, engraisseur, sélectionneur) et un atelier de transformation à la ferme pour la production de farines de meule, d’huiles de première pression à froid, de légumes secs, de céréales prêtes à cuire et de viande bovine.
Le modèle de l’exploitation repose entièrement sur des principes agro-écologiques, tourné vers un objectif de robustesse qui passe notamment par le bouclage des cycles (enrichissement du système en azote par l’insertion de légumineuses dans les rotations), la recherche d’autonomie (autosuffisance en fourrage, pratique du pâturage tournant), le développement de synergies (complémentarité des ateliers d’élevage et de grandes cultures, implantation de haies multifonctionnelles ) et la diversification des productions et des débouchés.
Ses sujets de prédilection
Place de l’élevage dans la transition agroécologique ; diversification des assolements par la coopération et l’action collective ; maîtrise du revenu pour assurer la continuité des savoir-faire agricoles ; adaptation et mutualisation du risque climatique., territorialisation de l’alimentation.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Contribuer à structurer le débat public autour de faits partagés et en dehors des clivages idéologiques ; défendre le rôle multifonctionnel de l’agriculture (paysage, santé, biodiversité). »
Jean-Paul Dallene, 55 ans
Élevage bovin lait et fromagerie • Pas-de-Calais
SA FERME, son projet
L’exploitation qui produit des grandes cultures (Blé, Pois de Conserve, Colza, Féverolles, Maïs grain), des pommes de terre et des betteraves a été entièrement convertie au cours des dernières années au modèle d’agriculture de conservation des sols. Des couverts végétaux longue durée sont implantés en août et détruits début mars pour nourrir le sol. Ces couverts sont multi-espèces (8 au minimum) avec plus de 50% de légumineuses. Ils permettent de capter une tonne de carbone par hectare et d’enrichir la terre en azote grâce aux légumineuses. L’atelier pomme de terre fonctionne selon un mode de production innovant (pré-buttages d’automne) permettant une meilleur dynamique de l ‘eau dans les sols.
L’ensemble de ces techniques permets de diminuer les besoins en carburants, en azote de synthèse, en engrais phosphatés et potassiques et en eau. La ferme est également accompagnée depuis 10 ans dans sa logique de diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires, dans le cadre d’un GIEE. De nouveaux essais sont actuellement mis en place, tout particulièrement sur l’atelier betteraves, afin de trouver des solutions alternatives aux néonicotinoïdes.
Ses sujets de prédilection
Agriculture de conservation des sols ; GIEE ; HVE 3 ; grandes cultures ; betteraves ; pommes de terre ; gestion et « culture » de l’eau.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Avec de nombreuses années d’engagement à son actif, à la fois dans le syndicalisme agricole (FDSEA) et plusieurs réseaux dédiés à la protection de l’environnement (Marche pour la planète d’Arras, Action Climat Haut de France, Les Shifters), ainsi qu’un dialogue engagé avec d’autres associations telles que Générations futures, il souhaite raconter son expérience en matière de dialogue et convaincre de la nécessité d’un changement de modèle agricole face aux enjeux climatiques. »
Damien David, 37 ans
Élevage bovin lait et fromagerie • Loire-Atlantique
SA FERME, son projet
Damien est installé avec sa compagne, Léa, sur une ferme d’élevage de vaches laitières, engagée en Agriculture Biologique depuis 2019. La ferme « Lait Prés Verts », située entre La Baule et Guérande, dispose d’un atelier de transformation et d’un magasin à la ferme pour la commercialisation d’une large gamme de fromages au lait cru.
La ferme de Léa et Damien est aussi un espace de dialogue, de rencontre et de convivialité ! Tout au long de l’année, elle ouvre ses portes pour de simples visites ou des événements – des « raclettes concerts » – qui réunissent de nombreux habitants de leur territoire.
Ses sujets de prédilection
Élevage laitier ; transformation et vente à la ferme pour créer de la valeur ; impacts environnementaux de l’élevage ; dialogue avec les citoyens.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Démontrer par l’exemple que productivité, sobriété, résilience et rentabilité peuvent rimer ; contribuer toujours plus à ouvrir des espaces de dialogue et de convivialité autour de l’enjeu de biodiversité du champ à l’assiette. »
Sandrine Faucou Bourne, 49 ans
Céréales • Alpes-de-Haute-Provence
SA FERME, son projet
Sandrine travaille seule sur une ferme de 50 hectares, située en moyenne montagne, qui produit depuis cinq générations du petit épeautre de Haute-Provence IGP, ainsi que des légumineuses et du lavandin.
La ferme dispose d’un atelier de transformation, ce qui lui permet de commercialiser farines et pâtes en circuit court : magasins de producteurs, distribution spécialisée Bio, restaurants, cantines (écoles, collèges, lycées) et foires.
Ses sujets de prédilection
Filières sous Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO) ; transformation à la ferme ; restauration collective.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Contribuer à retisser un lien entre les citoyens/consommateurs et une agriculture créatrice de valeurs, impactant positivement les paysages, les territoires et la santé. »
Romain de Framond, 24 ans
Étudiant ingénieur agronome • ENSAT
son projet
Issu d’une famille d’agriculteurs – sa mère élève du Porc Noir de Bigorre dans les Hautes-Pyrénées-Romain est apprenti ingénieur agronome à l’ENSAT. Il suit un cursus en spécialisation «ACT – Agir sur les organismes en transitions».
Il prépare, en parallèle de ses études, son projet d’installation, avec l’envie de conjuguer savoir-faire et approches innovantes des transitions agricoles. Il s’engage, d’ores et déjà, dans deux projets agricoles complémentaires. Le premier, «Côme Un Cactus», consiste à créer une pépinière horticole spécialisée dans les cactées et plantes succulentes. L’objectif est de proposer des plantes de qualité avec un accompagnement et des conseils adaptés aux clients. Le second, « Aquarôme», est centré sur la production et la commercialisation de plantes aromatiques et de micro-pousses.
Pour mener à bien ces projets, Romain vise l’obtention d’un double diplôme étudiant-entrepreneur (D2E) parallèlement à sa formation d’ingénieur agronome à l’ENSAT.
Ses sujets de prédilection
Installation ; formation ; transition agricole ; entreprenariat agricole ; horticulture.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Contribuer à une meilleure compréhension de l’agriculture par le grand public, en valorisant notamment des productions méconnues et atypiques telles que celles de cactées et plantes succulentes. »
Marie Delpuech, 18 ans
Étudiante BTS lycée agricole de Brioude-Bonnefont
Jean-Loup Dumas, 27 ans
Salarié agricole • Aveyron
son projet
Jean-Loup Dumas est salarié agricole : il réalise des saisons en élevage et viticulture avec l’objectif d’acquérir une expérience solide en vue de son installation.
Il travaille dans des fermes aux systèmes variés – dans leur forme juridique, leur production, leur commercialisation et leur système fourrager – pour bénéficier d’un regard le plus large possible sur les différents modèles.
C’est ainsi qu’au cours d’une même année, Jean-Loup prête main forte à des éleveurs d’ovins sur le Causse du Larzac lors de la saison des agnelages en début d’année ; à des éleveurs d’Aveyron ou de l’Hérault pour la traite et la transformation du lait de chèvre ou de brebis au printemps et en fin d’année ; en tant que vacher en estive l’été sur l’Aubrac ou en Suisse ; et à des vignerons alsaciens pour les vendanges de septembre à octobre.
Ses sujets de prédilection
Salariat agricole ; parcours d’installation.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Partager le témoignage concret d’un candidat à l’installation en agriculture ; faire le lien entre les problématiques agricoles actuelles et les expériences vécues au sein de différents systèmes de production. »
Jules Drouin, 20 ans
Étudiant BTS lycée agricole • Sarthe
son projet
Jules est actuellement étudiant en BTS. Il envisage de s’installer sur la ferme familiale qui élèves des vaches laitières et des volailles de Loué à l’issue de ses études. L’exploitation est engagée en Agriculture Biologique.
Ses sujets de prédilection
Installation ; attentes des nouvelles générations d’agriculteurs ; élevage bovin lait ; élevage de volailles ; Agriculture Biologique.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Communiquer sur le métier auquel il se destine et sur ses aspirations de futur éleveur, connectées aux attentes de la société. »
Aude Gaillard, 40 ans
Polyculture-élevage bovin lait • Ille-et-Vilaine
Sa ferme, son projet
Aude est installée avec son mari sur une ferme laitière à 30 km du Mont Saint Michel, depuis 2020. La ferme élève une cinquantaine de vaches Montbéliardes sur 65 hectares et produit environ 500 000 litres de lait chaque année.
Aude et son mari ont, dès 2021, fait le pari de la transformation à la ferme : la Ferme Lait Gaillardises valorise 25% de la production de l’exploitation en yaourts, fromages frais et desserts lactés. La création de cet atelier et de leur marque leur ont permis de créer un lien durable et sincère avec les consommateurs de leur territoire, en « racontant » leur passion des vaches mais aussi leur vision d’une production agricole durable.
Ils ont en effet à cœur de produire en préservant la santé de tous : celle des femmes et des hommes, de leurs animaux, de leur territoire et plus globalement du Vivant. Ils sont engagés dans différentes démarches parmi lesquelles Bleu-Blanc-Cœur, Bienvenue à la ferme et Terres de sources, ainsi que dans un programme local de restauration des cours d’eau dans le cadre duquel ils ont restauré près de 1,5km de ruisseau, sur la ferme.
Cet enjeu de la restauration des milieux naturels, de la préservation de la qualité de l’eau et de sa disponibilité à travers une cohabitation réfléchie des intérêts écologiques est agricole est au cœur de l’engagement de la ferme.
Ses sujets de prédilection
Élevage bovin lait ; nutrition et santé animale ; autonomie fourragère ; gestion et préservation de la ressource en eau ; « faire mieux avec moins » dans une logique agro-écologique.
L’envie de prendre la parole, pour…
« Contribuer à recréer du dialogue et à fédérer le monde agricole autour d’objectifs tels que la valorisation de pratiques durables et la communication pédagogique sur les choix agronomiques faits dans les fermes pour répondre aux différents enjeux de durabilité ; retisser du lien entre agriculteurs et citoyens. »
Cyrille Gaimon, 46 ans
Polyculture-élevage porcin • Indre
SA FERME, SON PROJET
Cyrille est, avec son épouse Sophie, à la tête d’une ferme d’élevage porcin naisseur-engraisseur, engagée en Label Rouge et dans la démarche Bleu Blanc Cœur, sur laquelle travaillent 12 personnes dont 7 salariés dédiés à la transformation pour la vente de charcuterie à la ferme, en magasins de producteurs, sur les marchés ou vers les cantines scolaires de leur territoire via une structure collective créée avec d’autres agriculteurs. Leur exploitation s’étend sur 280 hectares cultivés en agriculture de conservation des sols.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Élevage porcin ; modèles économiques en élevage ; salariat agricole ; vente directe ; restauration collective ; méthanisation.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
– Promouvoir une agriculture vivante, diversifiée et pleinement intégrée dans son territoire.
– Mettre en avant les initiatives collectives qui favorisent une alimentation locale et durable.
– Partager, réfléchir et innover autour de la décarbonation et de la transition des modèles agricoles.
Manon Legrand, 22 ans
Étudiante en Master de gestion territoriale, IADT
SON PARCOURS, SON PROJET
Originaire d’Auvergne et non issue du milieu agricole, Manon est aujourd’hui étudiante et porteuse d’un projet d’installation en maraîchage agroécologique. Passionnée depuis toujours par le vivant, l’alimentation et les enjeux agricoles, elle a construit son parcours au fil d’expériences en fermes, d’études en agronomie puis d’une licence professionnelle en agroécologie réalisée au sein d’une ferme maraîchère. Son projet d’installation repose sur une ferme collective, diversifiée et agroécologique, associant productions végétales et animales.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Installation agricole, agroécologie, résilience des fermes, agriculture et politiques publiques, alimentation durable, dialogue entre agriculture et société.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
Défendre une agriculture plus résiliente, humaine et reconnue à sa juste valeur, tout en recréant du dialogue entre citoyens et monde agricole dans un contexte de fortes divisions.
« Je crois en une agriculture qui nourrit qualitativement tous et toutes, qui prend soin du vivant et de sa résilience, et qui soit enfin reconnue à sa juste valeur. »
Géraldine Marichal, 43 ans
Poules pondeuses dans la Seine-et-Marne • Saint-Barthelemy
SA FERME, SON PROJET
Géraldine élève des poules pondeuses plein air Label Rouge en Île-de-France, avec deux bâtiments de 6 000 poules chacun répartis sur 6 hectares de prairies. Son exploitation fournit des œufs commercialisés en circuit long vers le bassin parisien. Engagée dans l’amélioration continue de ses pratiques, elle développe le biocontrôle, limite l’usage des antibiotiques grâce à un travail sur la génétique et l’ambiance des bâtiments, et renforce le bien-être animal avec la plantation de plus de 300 arbres sur ses parcours extérieurs.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Élevage durable, bien-être animal, adaptation climatique, innovation sanitaire.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
« Contribuer à recréer du dialogue et à fédérer le monde agricole autour d’objectifs tels que la valorisation de pratiques durables et la communication pédagogique sur les choix agronomiques faits dans les fermes pour répondre aux différents enjeux de durabilité ; retisser du lien entre agriculteurs et citoyens. »
Clément Moy, 27 ans
Polyculture-élevage bovin lait et poulet de chair dans le Morbihan • Mauron
SA FERME, SON PROJET
Clément est installé depuis 2023 dans un GAEC familial breton en polyculture-élevage. Son exploitation associe production laitière, poulets de chair et grandes cultures dans un système conventionnel intensif, historiquement structuré par les filières longues. Engagé dans une réflexion sur la durabilité, il travaille à faire évoluer l’exploitation vers davantage d’autonomie énergétique et protéique, tout en améliorant sa viabilité économique et les conditions de travail.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Décarbonation, transition agricole, agriculture conventionnelle en mutation, conservation des sols, autonomie des exploitations.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
« Je suis convaincu qu’on a quelque chose à construire ensemble pour faire avancer l’agriculture face aux enjeux climatiques. À mon échelle, j’essaie déjà de porter ces sujets autour de la décarbonation et de la transition des pratiques. »
Sébastien Neveux, 48 ans
Grandes cultures dans l’Yonne • Rugny
SA FERME, SON PROJET
Sébastien est agriculteur installé dans l’Yonne, spécialisé en grandes cultures, légumineuses et multiplication de semences. Son exploitation s’appuie sur les principes de l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS), avec une approche tournée vers la préservation de la fertilité, la performance agronomique et l’évolution durable des systèmes de production.
SES SUJETS DE PRÉDILEDCTION
Agriculture de conservation des sols, innovation agronomique, grandes cultures, souveraineté semencière, transition technique des exploitations.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
« Faire entendre une parole de terrain sur les réalités des grandes cultures et partager des pratiques agricoles souvent méconnues du grand public. Il souhaite contribuer à montrer que les agriculteurs expérimentent, innovent et cherchent concrètement des solutions pour concilier production, viabilité économique et préservation des ressources. »
Sophie Tabary, 36 ans
Polyculture-élevage bovin lait dans l’Aisne • Lerzy
SA FERME, SON PROJET
Sophie pilote une exploitation biologique de 190 hectares dans l’Aisne, mêlant élevage laitier, maraîchage, arboriculture et production de bois. Avec 110 vaches laitières, des cultures diversifiées, des prés-vergers et un important maillage bocager, son modèle combine circuits longs et circuits courts, dans une logique de résilience économique, écologique et territoriale.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Agriculture biologique, diversification, agriculture responsable, souveraineté alimentaire, débat agricole, développement territorial.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
Promouvoir une autre modèle agricole :
« Dans un contexte où il devient de plus en plus difficile de défendre une agriculture responsable, je crois qu’on a besoin de dépasser les postures et de recréer du vrai dialogue pour faire avancer la cause agricole. »
Alexis Tordeur, 37 ans
Grandes cultures, légumes plein champ, volaille et agroforesterie dans l’Oise • Rully
SA FERME, SON PROJET
Alexis pilote une exploitation de polyculture-élevage et agroforesterie dans l’Oise, combinant grandes cultures, légumes de plein champ, poulets label rouge et verger de noisetiers. Son projet repose sur une agriculture ancrée dans son territoire, capable de produire une alimentation de qualité tout en limitant son empreinte carbone et en assurant la viabilité familiale.
SES SUJETS DE PRÉDILÉCTION
Souveraineté alimentaire, agriculture bas carbone, agroforesterie, économie territoriale, pédagogie agricole, adaptation climatique.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
« Notre agriculture avance et elle a de nombreux atouts à faire valoir dans les enjeux d’aujourd’hui (climat, économie des territoires, souveraineté, …). Il me semble que les agriculteurs ont beaucoup à gagner à partager ce qu’il font, et à EXPLIQUER. Il faut probablement parfois se défendre, mais surtout partager-expliquer. A nos décideurs, et à nos concitoyens. »
François Trigno, 45 ans
Grandes cultures et légumes en Dordogne • Aubas
SA FERME, SON PROJET
François est installé sur une exploitation biologique de 52 hectares en Dordogne, dédiée aux grandes cultures et aux légumes de plein champ. Il produit notamment pommes de terre, potimarrons, oignons, céréales et légumineuses dans un système fondé sur des rotations longues et diversifiées.
SES SUJETS DE PRÉDILECTION
Agriculture biologique, durabilité agronomique, gestion de l’eau, performance économique de long terme, pédagogie agricole auprès du grand public.
L’ENVIE DE PRENDRE LA PAROLE POUR…
« Aujourd’hui, les agriculteurs doivent plus que jamais être capables d’expliquer, d’argumenter et de dialoguer avec la société. »
Association I Mission I Équipe I Promotion